ACCUEIL DES SANS-ABRIS

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Entendons bien, il ne s’agit pas de remettre en cause un financement voulu par le Conseil municipal et qui était destiné pour l’essentiel aux associations réunies dans le CAUSE ; mais d’assurer une continuité dans l’avenir avec d’autres financements, Etat de Genève, ACG et fondation privée tout cela était en bonne voie, car la Ville ne doit pas tout assumer.

D’ailleurs deux projets de financement complémentaire sont en commission sociale pour assurer la continuité.

L’existence   du CAUSE est remise en question, alors qu’il a travaillé pendant plusieurs mois, en bonne intelligence, avec le Service social de la Ville de Genève. Les compétences qui ont été mises en œuvre ont prouvé leur efficacité et leur pertinence. Unir les forces eut été la seule façon de pouvoir répondre, de la meilleure manière possible, à l'urgence actuelle.

Il est nécessaire de privilégier les accueils et la prise en charge des publics de manière plus individuelle. C’est ce que le CAUSE a mis en avant et défendu en créant des dispositifs plus petits et en étant attentif aux diversités et aux vulnérabilités de chacun des publics reçus.

Comment la continuité de l’accueil pourra se faire sans les associations de terrain et leurs expertises.

Comment les sommes votées par le Conseil municipal sont attribuées en dépit des contrats de prestations signé avec le CAUSE.

Comment l’après confinement sera appréhendé en terme d’accueil et de financement.

Nous risquons un retour en arrière dramatique avec la disparition des sleep-in.

J’appelle à la mise en place d'une politique publique consciente des enjeux sanitaires et sociaux des personnes à la rue. La diversité des structures d’accueil doit continuer à se développer et ce au regard de la diversité des publics sans-abris présents sur le territoire genevois.

Il est utile et bon de préciser que le MCG ne cautionne nullement les sans-papiers et les sans autorisations d’asile, il a d’ailleurs voté contre la motion invitant le Conseil administratif à demander la légalisation de tous les sans-papier via une nouvelle opération « Papyrus ».

Cependant dans une ville aussi riche que Genève, il est parfaitement inadmissible, que depuis plus de 18 ans on offre aux sans-abris les seuls abris PC comme perspective de logement d’une population majoritairement suisse et légale et dont certains travaille; que font les employeurs ; on peut donc faire mieux avec des locaux adaptés, en surface et aussi mieux contrôler les accès. Le logement est un gage d’intégration nécessaire et d’accès aux prestations sociales pour les ayants droits.

Le nouveau crédit demandé par la Ville vise principalement à régulariser les coûts induis par le COVID-19 et un complément pour l’accueil des sans-abris, il faudra donc tenir compte des PR déjà en commission sociale, afin si nécessaire de compléter les financements.

 

Daniel SORMANNI

Conseiller municipal MCG

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