08/08/2018

Les contre-vérités, sans esprit, d’un élu de France.

Les contre-vérités, sans esprit, d’un élu de France

 

Il n’est pas inutile de rappeler que le canton de Genève reverse chaque année à la France 280 millions de francs pour financer les infrastructures des départements de la Haute-Savoie et de l’Ain ; dans ce contexte les demandes et exigences supplémentaires du maire de Saint-Julien, sont totalement dénuées de fondements politique et économique.

Prétendre aujourd’hui que les Genevois installés en France sont victimes de discrimination à l’emploi par Genève relève d’une ignorance du marché de l’emploi de Genève et des mesures prises par le Conseil d’Etat pour remettre en emploi les chômeurs de notre canton. Ces mesures sont profitables à toutes et tous, car elles visent aussi à diminuer les tensions entre les diverses communautés œuvrant à Genève. Il est donc parfaitement erroné de prétendre que la libre circulation des personnes est de moins en moins appliquée dans notre canton.

De la part d’un élu français ayant fait une partie de sa carrière professionnelle à Genève, c’est très grave de jeter, gratuitement, de l’huile sur le feu et d’affirmer, sans preuves aucunes, des contre-vérités aussi grave, trop facile de dénigrer ceux qui l’ont nourri pendant plusieurs années.

Abordons aussi le développement économique et urbain qui permet à plus de 100'000 frontaliers de gagner leurs vies à Genève, cet élu fustige et dénonce le dynamisme économique de Genève avec le développement des emplois et des logements, alors que Genève fait un effort considérable pour construire de nouveaux logement pour toutes les catégories, ainsi que le nombre supplémentaires de frontaliers sur les routes de notre canton. C’est particulièrement incohérent et contradictoire comme d’ailleurs sa vision politique des infrastructures routières qu’il veut développer, payées par Genève, afin d’engorger encore plus les voies publiques vers et dans Genève.

N’oublions pas non plus que notre canton construit et paye 40% du CEVA, la Confédération assumant le solde ; alors que la France, avec notamment les deniers de la contribution cantonale,  n’est même pas capable de construire des parkings d’échanges, sur son territoire, afin d’inciter les frontaliers à ce parquer pour prendre le Léman-Express (CEVA) qui entrera en fonction en 2019.

Il n’est pas inutile de rappeler à cet élu que son rêve d’une structure de gouvernance transfrontalière n’a aucune légitimité de ce côté de la frontière et que toute décision, aussi minime soit-elle doit avoir l’aval du souverain. Toute la classe politique Suisse et Genevoise est attachée à cette véritable démocratie participative, un bien précieux qui donne la parole à la population.

Stop à cette démagogie mortifère, incohérente et qui vise à dénigrer Genève et sa classe politique, sans aucunement apporter des solutions concrètes aux problèmes de l’agglomération ; ce personnage n’a rien à faire au conseil d’administration des TPG.

 

Daniel Sormanni

Député MCG au Grand-Conseil

11:41 Écrit par Daniel Sormanni dans Air du temps, Citoyens, Economie, Emploi, Humeur, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |