31/05/2017

Les missions de service public de la Gérance Immobilière Municipale (GIM)

Il faut d’abord rappelé que la GIM gère environ 5300 logements et participe donc activement à loger les résidents de Genève.

La politique immobilière de la GIM est réglée par un règlement qui définit la politique des loyers, des conditions d’accès et des critères d’attribution.

Ce règlement a été approuvé par le Conseil municipal en 2010, et la politique décidée par ce règlement a été progressivement mise en place, car il a fallu tenir compte des locataires en place.

Le but cette politique est de mettre à disposition les logements de la Ville, amortis depuis longtemps, d’ailleurs ces logements sont considérés comme des logements d’utilité publique (LUP).

Il faut souligner que cela permet l’accès à des logements descends, à tout une frange de la population qui a des revenus modestes, voir aux poursuites, au chômage, à l’Hospice général, ce qui n’est pas possible sur le marché privé du logement, et cela est une mission de service public.

La GIM à différentes catégories de logements des plus modestes, à des logements de meilleure catégorie, ainsi que des logements à loyer libre, ce qui permet de loger toutes les catégories de la population, y compris la classe moyenne.

Comment définir la classe moyenne, selon le Département de l’Aménagement et du Logement (DALE), on peut définir la classe moyenne entre 70% et 150% du salaire médian qui est à Genève de 7500 francs ; cela laisse donc une large marge d’interprétation.

Alors faut-il augmenter la part de loyer libre à la GIM, qui est aujourd’hui de 5%.

Le Conseil administratif à décider de porter cette part à 10%, c’est réaliste car elle correspond à la structure des logements de la GIM, mais cela va prendre du temps car il faut faire avec les locataires en place, vu le très faible taux de rotation dû, au marché immobilier tendu.

Alors pour accélérer le mouvement, faut-il confier une part des logements à des régies privées ; je ne le pense pas car cela va occasionner des coûts supplémentaires de 3,5 à 5% des états locatifs, sans pour autant réaliser les prestations de la GIM, sur le plan de la mixité sociale choisie, de l’encadrement avec des concierges formés à la médiation notamment.

Enfin la commission d’attribution semble bien fonctionner et il ne faut pas oublier le rapport de la Cour des Comptes (CDC) qui a validé le fonctionnement de la GIM. Alors les mêmes partis qui fustigent la représentions des partis dans les commissions extraparlementaires, réclament pour la GIM des représentants des partis politiques, cela n’est pas très cohérant.

Concernant l’entretien de ce patrimoine financier, il est utile de rappeler le contexte des années nonante et des difficultés financières de la Ville, ou les investissements et l’entretien par la voie du budget de fonctionnement ont été rabotés.

Aujourd’hui ce patrimoine est entretenu et on peut discuter d’améliorer les procédures et de veiller à rendre peut-être automatique une part des loyers attribuer à l’entretien pour éviter à l’avenir la situation des années nonante.

Alors tout révolutionner et livrer la GIM aux milieux immobiliers NON, mais améliorer ce qui peut l’être à la marge OUI ; mais surtout construire des logements de qualité pour les besoins prépondérants de la population avec la Fondation Ville de Genève pour le Logement Social (FVGLS) OUI.

16:28 Écrit par Daniel Sormanni dans Air du temps, Citoyens, Humeur, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |