13/02/2015

LES FINANCES DE LA VILLE DE GENÈVE ; PASSÉ ET AVENIR

Au début de cette législature, la Ville de Genève – soit pour elle son Conseil administratif – était fière de présenter un bilan financier global réjouissant : comptes en excédents, investissements autofinancés et dette en diminution ; Genève était même, selon PME Magazine, la ville de Suisse la mieux gérée.

Ce tableau idyllique n’a malheureusement pas duré. Les budgets se sont succédé en constante augmentation, comme les investissements très élevés, ce qui a rapidement dégradé cette situation, a priori favorable.

En effet, la Ville connaît un contexte d’augmentation continuelle des dépenses, le budget 2015 culminant à 1'141 mios, et d’investissements soutenus : 129 mios en 2011, 153 mios en 2012, 100 mios en 2013, et 130 mios budgétés en 2014 et 2015. Les dépenses d’investissements ne sont plus autofinancées et aggravent la dette, laquelle, après une période de baisse, a recommencé à augmenter dès 2011.

Une dette de 1'410 mios en 2011 qui augmente jusqu’au prévisionnel 2015 à 1'554 mios, c’est une tendance qui correspond aux chiffres et ne peut qu’inquiéter pour l’avenir.

Pour maîtriser ses charges et sa dette, il n’y a que deux méthodes possibles : diminuer les charges de fonctionnement pour amortir plus et autofinancer les investissements, ou/et diminuer les investissements pour pouvoir les autofinancer.

Autant le dire : les voyants sont au rouge, et notre ministre des finances s’est bien gardée de nous faire savoir que la Ville de Genève était passée, en 2015, du statut de ville suisse la mieux gérée à la dernière place du classement du même journal.

Les indicateurs actuels n’avantagent en outre pas la Ville de Genève : couverture des charges, degré d’autofinancement, engagements supplémentaires, maîtrise des dépenses courantes, efforts d’investissement.

Les cordons de la bourse sont ouverts bien trop généreusement. Cela ce traduit notamment par une hausse de 12% en une année et l’on ose pas imaginer une hausse des taux d’intérêts de la dette qui mettrait ipso facto la Ville dans une situation très délicate. 

La mise en œuvre du budget 2015, très généreux, et les comptes 2014 seront à suivre de près. 

Il faut maîtriser les dépenses courantes ainsi que la dette, c’est indispensable.

Dans ces conditions, plus que jamais, le temps est venu qu’un nouveau pilote arrive dans l’avion. Pour le remettre en palier. Et éviter le crash.

   

Daniel Sormanni -  Député   et  Conseiller municipal

Candidat au Conseil administratif

MON CŒUR BAT POUR LA VILLE DE GENEVE

 

13:10 Écrit par Daniel Sormanni dans Air du temps, Citoyens, Economie, Emploi, Humeur, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |