27/07/2014

Grand bond du prix de l’électricité pour les particuliers en 2015.

 

Grand bond du prix de l’électricité pour les particuliers en 2015.

C’est avec étonnement que j’apprends, par le communiqué du Conseil d’Etat du 23 juillet, en pleine période de vacances, la hausse des tarifs pour 2015 de 14%.

Si je prends bien note qu’il y a des contraintes fédérales, je relève que ces hausses décidées à Berne ne représentent qu’un peu moins du quart de la hausse; les autres arguments relevant des hausses, l’on été en 2014 et ont donc été absorbées, sans hausse des tarifs en 2014.

En effet, la taxe fédérale pour le financement  de la rétribution à prix coûtant (RPC), dont le but est de subventionner les énergies renouvelables à déjà été augmentée légèrement au 1er janvier 2014 ; SWISSGRID (exploitant du réseau de haute tension en Suisse) à aussi augmenté ses tarifs de près de 47 %, également au début de cette année. Enfin la Confédération à décidé d’augmenter le taux d’intérêt des capitaux investis dans le réseau électrique (WACC) et cela le 1er janvier 2014.

Ces augmentations de taxes ont été absorbées en 2014, il est donc hors de question de les utiliser pour justifier l’injustifiable.

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 Composition du prix de l’électricité pour le courant domestique en 2014
Source: Alpiq 2013

Tout ceci à besoin d'être éclairé, car finalement, seule la hausse justifiée par l’augmentation de la taxe pour financer la RPC dès le 1er janvier 2015, peut faire l’objet d’une éventuelle adaptation.

De plus, ce n’est pas au contribuable d’assumer la recapitalisation de la caisse de pension des SIG ; les contribuables ont déjà assumé les recapitalisations des caisses de pension de l’Etat (CIA &CEH) devenues CPEG et des communes CAP.

Il convient donc que le Grand-Conseil, respectivement sa commission énergie et SI, soit nantie de cette problématique. Il est plus que gênant que le Grand-Conseil soit mis devant le fait accompli, de plus pendant l’été.

Il est choquant que se soit les particuliers, consommateurs captifs, qui subissent cette hausse, dans un canton de Genève où une partie importante de la population est en difficulté.

De plus, j’ai les plus grands doutes que cette hausse ait un quelconque effet incitatif sur les économies d’énergie.

En conséquence, le MCG est plus que circonspect quant à cette hausse des tarifs et exigera que la commission de l’énergie et des SI soit saisie de la proposition des SIG.

 

 

 

Daniel Sormanni

 

Député au Grand-Conseil

 

Membre de la commission Energie et SI

 

 

17:36 Écrit par Daniel Sormanni dans Air du temps, Citoyens, Economie, Emploi, Humeur, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

Préférence nationale ou cantonale ; et si on commençait par le début de l’histoire ?

En réponse à mon collègue Eric Bertinat, Conseiller municipal UDC, un peut d’historique est nécessaire, car en effet depuis de très nombreuses années, le peuple de Genève  est, petit à petit, « envahi » par l’apport de travailleurs et travailleuses venant de la zone franche française voisine et ce depuis les années septante.

 

Il est utile de rappeler qu’il y a 200 ans, pour désenclaver la Ville de Genève, la France et le royaume de Sardaigne cèdent du sol à Genève et acceptent également de reculer leurs douanes à distance de la nouvelle frontière.

 

Les zones franches voient donc le jour et sont toujours en vigueurs aujourd’hui, malgré quelques péripéties.

 

Tout cela donne un éclairage et une vision qui démontre que notre Ville de Genève, puis le canton de Genève, ont aussi gagné au fil du temps à cet élargissement, sur le plan économique et social.

 

Mais ce qui était un apport raisonnable de travailleurs et travailleuses venant des zones franches, à brusquement changé, avec les accords bilatéraux en 2002.

 

En effet le nombre de « frontaliers » à considérablement augmenté, passant de 13'700 en 1970  à 88'500 aujourd’hui, déséquilibrant, considérablement, le marché du travail genevois ; et sur les 298'214 emplois en équivalents plein temps, près de 90'000 emplois occupés par des soi-disant « frontaliers », est incroyablement excessif.

 

Dans le même temps le nombre de chômeurs et de sans emplois à Genève reste très élevés et ils se retrouvent à la charges de l’Etat, donc du contribuable.

 

Toute chose égale par ailleurs, le nombre de chômeurs en 1970 étaient de 9 personnes, le taux remonte à la fin des années 1970, malgré que le PIB soit orienté à la hausse.  Le nombre de chômeurs atteint un nouveau pic à mi-1982, un peut moins de 1'000, ensuite le nombre dechômeurs passe à 2 500 en janvier 1984.

 

Malgré la reprise économique, le nombre de chômeurs ne redescend pas, suivant encela un effet d’hystérésis, qui indique la persistance d'un phénomène alors que sa cause principale a disparu.

 

C’est la crise de la première moitié des années 1990 qui va bouleverser la situation dans le canton, car en cinq ans, le nombre de chômeurs est multiplié par huit, passant de 2 100 à 16 100 entre janvier 1990 et janvier 1995.

 

 

 

Il faudra attendre 1999 pour que le nombre de chômeurs inscrits repasse sous la barre des 10 000 personnes à Genève. Mais le repli n’est que provisoire et le nombre de chômeurs reprend l’ascenseur de 2002 à 2005, malgré une situation économique globalement favorable, caractérisée par une croissance marquée du PIB et de l’emploi.

 

 

 

 L’arrivée massive de main-d’œuvre en provenance des pays de l’UE/AELE, conformément aux mesures de libre-circulation des personnes instaurées dans le cadre des accords bilatéraux, qui a été durant ces années nettement supérieure à Genève par rapport à la moyenne nationale, a sans aucun doute joué un rôle, en bouleversant complètement le degré de concurrence sur le marché du travail genevois.

 

 

 

Les derniers chiffres du chômage à Genève relèvent un nombre de 12'741, mais surtout de 15'433 demandeurs d’emplois.

 

Je pars du principe, que la première problématique, consiste à freiner l’arrivée de nouveau travailleurs étrangers sur le marché de l’emploi genevois et à donner la préférence aux genevois et habitants de Genève, installés. Je ne vois pas comment, le fait de favoriser directement les Confédérés, venant de Berne, Zürich ou ailleurs va permettre, ne serait-ce que marginalement, de trouver les solutions pour remettre en emploi l’inadmissible volant de chômeurs et sans emplois de Genève. Les genevois habitants en France voisines sont considérés comme des genevois.

 

Petite cerise sur le gâteau, la « Préférence cantonale » est conforme aux accords bilatéraux selon le SECO ; alors que la « Préférence nationale » ne l’est nullement ; hélas peut-être, mais en l’absence de dénonciation desdits accords, bien réels.

 

 

 

Daniel Sormanni

 

Député au grand-Conseil de Genève

 

Conseiller municipal Ville de Genève

 

16:04 Écrit par Daniel Sormanni dans Air du temps, Citoyens, Economie, Emploi, Humeur, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

13/07/2014

"PREFERENCE CANTONALE", une action responsable

 

 

J'aimerais tout d'abord abonder et félicité M. Mauro POGGIA, Conseiller d'Etat, d'avoir renforcé et élargit le cercles des bénéficiaires de cette mesure absolument logique.

En effet, comment expliquer aux nombreux chômeurs, prestataires à l'Hospice général et sans emplois de Genève; plus de 15'000 personnes, qu'ils sont exclus définitivement du marché du travail ordinaire;
alors que Genève, chaque année crée plusieurs milliers d'emplois.

Il est donc parfaitement légitime d'accroitre les efforts d'intégration des sans emplois de Genève, en commençant par la "Préférence cantonale" que je revendique haut et fort. C'est une mesure d'intégration qui va aussi permettre de diminuer les charges de l'aide sociale; car mieux dépenser un peut d'argent à l'intégration que de continuer à délivrer des prestations sociales aux sans emplois, c’est aussi une question de dignité.

J'aimerais rappeler que je suis l'auteur d'un projet de loi (PL-11339), visant à encrer dans la loi ces principes élémentaires de solidarité envers les sans emplois de Genève; afin d'être certain que l'Etat et les entités subventionnées appliquent ces principe avec efficacité.

N'oublions jamais que tout un chacun peut se retrouver dans une situation similaire, car une profession et un emploi pour la vie n'est plus de mise aujourd'hui. Il faut donc ne pas perdre de vue qu'une formation, constamment renouvelée est de plus en plus nécessaire pour rester compétitif dans le marché du travail actuel.

Pour les sans emplois actuels, cela est encore plus vrai et souvent après une période d'inactivité, plus ou moins longue, ils ont besoins d'une remise à jour de leurs compétences et il faudra en tenir compte lors de l'application du principe de "Préférence cantonale".

Dans un contexte, ou depuis les bilatérales, la situation s'est dégradée, notamment par manque de contrôle, cette mesure est absolument nécessaire.

Avec mes salutations les meilleures.



Daniel Sormanni
Député au Grand-Conseil de la République et canton de Genève

12:19 Écrit par Daniel Sormanni dans Air du temps, Citoyens, Economie, Emploi, Humeur, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |